Cela fait quelques semaines déjà que j’étudie l’Arabe. J’apprends l’Arabe littéraire connu sous le nom de “Modern Standard Arabic” en anglais. Mais pourquoi donc étudier l’Arabe?

Plusieurs raisons sont possibles:
a. pour mieux comprendre l’Islam.
b. pour occuper mon temps libre et préparer un éventuel prochain voyage.
c. pour impressioner mes proches.

Toutes les réponses sont bonnes, et c’est pour une ces raisons que deux de mes camarades et moi-même apprenons l’Arabe, avez-vous deviné ma raison à moi? ;)

Drapeau de la Ligue Arabe

Donc, voilà quelques impressions de mes débuts en Arabe:

  • J’ai presque les mêmes sentiments que lorsque j’ai commencé le Chinois. Je m’entraîne assidument à écrire et à lire, mais travail à temps plein oblige, la motivation est moindre qu’à l’époque de mes cours de Chinois où je restais jusqu’à parfois 3:00 du matin pour finir mes devoirs. Cependant, les cours et le contenu me plaisent vraiment, et chaque fin de classe me donne toujours envie d’en savoir plus.
  • L’Arabe n’est pas une langue facile, j’ai l’impression que c’est plus compliqué que le français, chinois ou anglais. La complexité se fait a tellement de niveau (grammaire, conjugaison, lecture, différents dialectes) que j’appréhende vraiment les cours avancés.
  • Apprendre la langue Arabe me donne un aperçu du monde Arabe et de sa culture.
  • J’arrive à lire les quelques enseignes de restaurants qui sont en Arabe dans les rues, et je trouve ca cool! ;)

Si vous ne l’avez pas encore deviné, je ne me suis pas convertie à l’Islam et personne parmi mes proches ne parle Arabe, donc ‘b‘ est la bonne réponse. Par le biais de cette classe, j’ai rencontré des gens sympas et d’horizons différents ce qui rend mon expérience encore plus intéressante.

Sur ce, tel la bonne élève que je suis, je vais m’adonné à mes devoirs d’Arabe!

J’ai soif et je suis affamée de séries mélodramatique coréennes. Je l’avoue, je suis retombée dans cette addiction.

En une semaine, j’ai terminé “Des amoureux à Paris”, une série produite en 2004. Comme toutes les séries coréennes, l’histoire est trés tordue avec une fin trés particulière. Il faudra que je revienne sur ce sujet dans un autre article, mais pour un résumé de l’histoire en anglais, wikipédia fait trés bien l’affaire. ;)
Cette série comme l’indique le titre, se passe en partie à Paris, on y voit les cafés en terrasse typiques de la capitale française, et les acteurs s’essaient aussi au français ce qui est plutôt marrant. Bref, c’est bien de voir une histoire évoluer ailleurs qu’à Séoul, ville où les séries coréennes se déroule typiquement.

Regarder des séries coréennes, c’est aussi en apprendre un peu sur la culture du pays du matin calme. La bouffe, les gadgets électroniques…

Texto avec animations graphiques, mignon non?

Ils en profitent pour faire un peu de publicité.
Un mobile vidéo de HP utilisant un logiciel Microsoft.

Même après plusieurs années à utiliser l’anglais tous les jours, et surtout après avoir fait des études aux États-Unis, cela ne m’empêche pas de rencontrer des mots ou des expressions qui me sont mystérieux.

Que fais-je dans ces moments d’incompréhension?
C’est simple, je me tourne vers mes deux dictionnaires préférés, à savoir le Merriam-Webster et l’Urban Dictionary.

Merriam-Webster
Je l’utilise fréquemment quand j’ai un doute sur l’orthographe ou si je ne connais pas la signification du mot. C’est rapide et puis le Thesaurus est très utile pour trouver des homonymes. Merriam-Webster, ce n’est pas juste un dictionnaire en ligne, c’est avant tout une vraie maison d’éditions d’ouvrages linguistiques, la version en ligne vient d’ailleurs du “Merriam-Webster’s Collegiate® Dictionary, Eleventh Edition“.
Dommage que Larousse n’en fasses pas autant, gratuitement… ce serait de bonne augure pour la langue et culture française.

Urban Dictionary
Celui la, c’est le dictionnaire de l’argot américain. Très très utile! Les quatres coins du pays ayant chacuns leur nuances, ce dico est le parfait compagnon pour survivre le street talk avec les “vrais américains”.
Par exemple, si du côté est on dit “wicked“, sur la côte ouest on traduit ça par “hella“. Aussi on comprendra que lorsque Beavis et Butt-Head parlent de “chick“, il ne s’agit pas de volailles. Et puis, si on vous propose de manger avec un “spork“, n’ayez pas peur, c’est quelque chose de bien moins méchants qu’on pourrait croire.

Comme quoi, les mots anglais, même si ils sont moins raffinés que d’autres, comme les mots français par exemples ;) , ont tout de même leurs particularités et valent bien la peine qu’on les connaissent un peu mieux.

Kiva, basée à San Francisco, est un site au service du microcrédit. Des articles ont déjà été publiés à propos de Kiva sur internet, au lieu de faire du copier/coller, je vous invite à fureter vous même “Kiva microcrédit” sur Google.

En gros, voilà comment ça marche:

  1. Une fois inscrit sur Kiva et après avoir mis de l’argent sur votre compte, vous choisirez à qui prêter votre argent. À partir de là, Kiva s’occupera de transférer l’argent à l’organisme de microcrédits local, appelé “field partner“.
  2. Le “field partner” s’occupera de distribuer le crédit, et aussi d’aider et de conseiller la personne en question pour que son projet soit un succès.
  3. Selon les termes du remboursements, la personne remboursera une somme d’argent chaque mois. Pendant cette période, le “field partner” partagera des nouvelles sur les progrès du projet sur Kiva.
  4. Finalement, une fois l’argent complètement remboursée, vous êtes libres de retirer vôtre argent ou bien de le reprêter à d’autres entrepreneurs.

Après quelques hésitations à participer, je me suis enfin décidée à me jeter à l’eau. C’est donc ce week-end que ma moitié et moi-même avons choisi à qui attribuer nos premiers crédits. Pour l’occasion, j’ai ajouté la liste des personnes qui bénéficient de nos crédits dans une nouvelle page de ce blog.

C’est épatant de voir à quelle vitesse la récolte d’argent et les transactions peuvent se faire. Pour pas mal de demandes, quelques jours et parfois même quelques heures suffisent.

Lorsqu’on parle d’entrepreneurs, on a souvent l’image de quelqu’un bien présenté et qui investi plein d’argent dans des projets grandioses ou révolutionnaires, et il faut l’avouer, ça donne aussi un côté sexy(!). Kiva nous présente des entrepreneurs aussi, qui viennent pour la majorité de pays en voie de dévelopements, Ils ne cherchent pas à révolutionner le monde, mais tout simplement à améliorer ou à créer leur petite boutique.

J’admire ces gens qui n’ont pas forcément une vie en or, mais ont tout de même cet esprit d’entreprendre, de ne pas avoir peur de se mettre à leur propre compte, et très souvent de faire cela pour offrir une meilleur éducation, un meilleur avenir à leurs enfants. Monter un business quel qu’il soit demande pas mal de cran et de courage, et de voir cela dans de telles personnes me donne beaucoup d’humilité.

Nous commençons juste sur Kiva, toutes les personnes à qui nous avons fait des crédits ont déjà recueillis les sommes qui leur fallait, donc on va voir dans les mois qui suivent si il y a des problèmes avec les remboursements. Mais franchement, je suis plutôt optimiste et je pense que tout les crédits seront remboursés dans les délais, je crois que le site de Kiva fait un travail merveilleux en mettant des personnes en relation avec les organismes de crédit et en faisant en sorte que les transactions se fassent en toute intégrité.

Affaire à suivre.

En chinois, une relation amoureuse à distance peut se traduire par une épreuve de temps et de distance si on traduit caractère par caractère.

時空考驗
時/时 (shí): le temps, une période de temps
空 (kōng): vide, creux
考驗/考验 (kǎoyàn): (soumettre à) un test

.
C’est pour ce genre d’expressions que j’aime particulièrement la langue chinoise (mandarin). À partir de quelques idéogrammes, il est possible d’exprimer des idées, des sentiments, etc… qu’on peut absorber sans en faire tout un discours.

La musique de la bande annonce du film “Naissance de pieuvres” à vraiment été bien choisi. Je n’ai pas vu le film, mais j’adore le “ton” de la musique, elle est envoutante, elle vous attire vraiment à rejoindre l’univers du film. Elle passe en boucle sur mon iTune, je me sens dans un autre monde…

L’auteur de ce merveilleux morceau est un DJ français, Vitalic. Que le film soit bon ou pas, la bande originale en vaut le détour.


une mélodie parfaite pour débuter l’été

Mais à quoi bon ce blog? Avec des auteurs aussi introvertis, c’est sûr c’est lent… rédiger des petits articles, ça aide quand même à entretenir son français, alors je continue.

Réflexions et nouvelles du jour:

  • Euro 2008, la Grèce est tenante du titre?! Ah bon?! Et l’Angleterre ne figure pas dans la liste des participants?! Quelle surprise! Je suis à la traîne sur ce coup là.
  • le brouhaha des JO de Pékin s’est vraiment calmé depuis le séisme qui a frappé le centre de la Chine. Les inquiétudes dans cette région continuent à faire parle d’elle dans la presse… occidentale, mais qu’en est-il vraiment en Chine?
  • le WWDC08 se déroule actuellement… peut-être devrais-je faire un tour dans le centre ville et observer tout ces membres de la secte Apple ;)
  • inspection (ridicule) dans les aéroports, ça ne cesse pas au contraire, c’est de pire en pire. Certains aéroports sont maintenant dotés de scanners permettant de voir les gens presque nus. L’aéroport Schipol d’Amsterdam à déjà ce mécanisme mis en place, merde alors!
  • l’industrie de la tomate est dans le rouge aux USA à cause d’une épidémie de salmonella. La source d’infection n’a pas encore été identifiée mais certaines tomates sont déconseillées à la consomation. McDonald’s a part ailleurs rétiré ses tranches de tomates de ses restaurants.

Sinon, aujourd’hui, j’ai mangé des fraises, une prune, et une pêche, vive la saison des fruits!

George Bush Jr. nous avez déjà “give the finger”:

Barack Obama le fait en toute finesse:

L’a t’il fait exprès ou pas? Telle est la question… ;)

Du 11 au 15 Avril, le Dalai Lama s’est rendu à Seattle où il était l’invité d’honneur à la conférence “Seeds of Compassion“.

L’Université de Washington” lui a notamment fait les honneur en lui attribuant un “Honorary Doctor of Humane Letters” pour sa contribution dans le combat pour un monde sans violence. C’est avec beaucoup de candeur et de modestie qu’il a reçu cette distinction et remercié l’université de lui attribué un diplôme sans même avoir avoir eu besoin d’étudier quoi qu’il soit.

Pendant ces cinq jours, le Dalai Lama a été l’invité spécial de discussions en compagnie d’autres leaders. Ses vidéos ont été enregistrées et sont disponibles en ligne en 24 langues dont le français: http://www.seedsofcompassion.net/webcast/index.html

“Seeds of Compassion” a été un évenement dont le but est de promouvoir la compassion, la compréhension de soi-même et des personnes autour de nous pour ainsi créer un monde meilleur.

Sa visite aura provoqué des manifestations (pro-Chine, anti-Tibet) de la part de la grande communauté d’étudiants chinois dans l’état de Washington, mais ce n’est pas pour autant que le Dalai Lama aura profité de son “spotlight” pour plaidoyer la cause du Tibet. Sa visite à Seattle était exclusivement pour “Seeds of Compassion” et non d’ordre politique.

Il n’y a pas de doute, même avec son anglais qu’il considère rudimentaire, le Dalai Lama aura encore une fois bien “représenté”! Chapeau à lui pour partager sa sagesse et nous encourager à nous respecter les uns les autres.

Hier, trois personnes ont grimpé le Golden Gate Bridge pour y accrocher deux grandes banderoles de soutient pour le Tibet. Pas de violence, et un message à faire passer.

Aujourd’hui, le rendez-vous à été donné au UN Plaza (Civic Center) à San Francisco. L’archevêque Desmond Tutu et Richard Gere, grandes attractions de la soirée en auront fait sortir beaucoup pour soutenir le Tibet. Mais ils n’étaient pas seul, beaucoup d’activistes pour le Tibet ont parlé, un moine tibétain à même fait le voyage de Dharamsala pour participer, et puis on a aussi entendu aussi la voix d’une femme ouïgur, représentant la minorité chinoise musulmane du Turkestan, minorité aussi opprimé par le gouvernement chinois.

Tout ces drapeaux tibétains dans la foule, et aussi des drapeaux représentant le peuple ouïgur, cela dans un pays auxquel ces drapeaux n’appartiennent pas, j’ai trouvé ça émouvant.

Tout au long de la soirée, le message passé sera le même, “Free Tibet, Free Tibet”, et surtout protester dans la non-violence comme le Dalaï Lama l’a réclamé dans un de ses récents discours.

Je suis donc resté debout à U.N. Plaza, du début jusqu’à la fin, environ trois heures et demi dans la soirée qui se faisait de plus en plus froide. Même y étant venue seule, je me suis sentie immensement bien entourée. Beaucoup de tibétains exilés étaient présents, certains habillés dans leur habits traditionel, et de les voir ainsi, dans un environnement qui ne ressemblent rien à leurs hautes montagnes, ça fait chaud au coeur.

J’imagine ce qu’ils ont pu endurer pour arriver jusqu’ici, je pense au “boat people” dont la génération de mes parents fait partie, et ça me fait penser… ils ont tous choisis de risquer leur vies pour échapper à un régime opprimant, et surtout offrir un meilleur avenir au génération suivantes…

En rentrant chez moi, fatiguée, je me connecté sur internet. Sur mon messenger je vois une connaissance tibétaine en ligne. Je commence une conversation avec elle. Elle a vue ce qui s’est passée en France et à Londres, et me dit de faire attention de ne pas me faire blesser. Je lui fait part de ma soirée, elle croit que c’était une manifestation comme en France, mais je lui ai expliqué que c’était un rassemblement avec des discours et une ambiance “bonne enfant”. Elle est soulagée qu’il n’y ait pas eu de violence, et plusieurs fois elle me répetera, “please, no violence“.

Ma curiosité s’emporte un peu, et je lui demande son opinion sur certaines actualités récentes concernant le Tibet. Elle s’excuse de ne pas pouvoir répondre en état de sa situation. La conversation s’arrêtera là, je ne veux pas la mettre en danger.

Cette soirée m’aura remplie d’émotions, de bonnes émotions, et un espoir pour les tibétains.

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