Hier, trois personnes ont grimpé le Golden Gate Bridge pour y accrocher deux grandes banderoles de soutient pour le Tibet. Pas de violence, et un message à faire passer.

Aujourd’hui, le rendez-vous à été donné au UN Plaza (Civic Center) à San Francisco. L’archevêque Desmond Tutu et Richard Gere, grandes attractions de la soirée en auront fait sortir beaucoup pour soutenir le Tibet. Mais ils n’étaient pas seul, beaucoup d’activistes pour le Tibet ont parlé, un moine tibétain à même fait le voyage de Dharamsala pour participer, et puis on a aussi entendu aussi la voix d’une femme ouïgur, représentant la minorité chinoise musulmane du Turkestan, minorité aussi opprimé par le gouvernement chinois.

Tout ces drapeaux tibétains dans la foule, et aussi des drapeaux représentant le peuple ouïgur, cela dans un pays auxquel ces drapeaux n’appartiennent pas, j’ai trouvé ça émouvant.

Tout au long de la soirée, le message passé sera le même, “Free Tibet, Free Tibet”, et surtout protester dans la non-violence comme le Dalaï Lama l’a réclamé dans un de ses récents discours.

Je suis donc resté debout à U.N. Plaza, du début jusqu’à la fin, environ trois heures et demi dans la soirée qui se faisait de plus en plus froide. Même y étant venue seule, je me suis sentie immensement bien entourée. Beaucoup de tibétains exilés étaient présents, certains habillés dans leur habits traditionel, et de les voir ainsi, dans un environnement qui ne ressemblent rien à leurs hautes montagnes, ça fait chaud au coeur.

J’imagine ce qu’ils ont pu endurer pour arriver jusqu’ici, je pense au “boat people” dont la génération de mes parents fait partie, et ça me fait penser… ils ont tous choisis de risquer leur vies pour échapper à un régime opprimant, et surtout offrir un meilleur avenir au génération suivantes…

En rentrant chez moi, fatiguée, je me connecté sur internet. Sur mon messenger je vois une connaissance tibétaine en ligne. Je commence une conversation avec elle. Elle a vue ce qui s’est passée en France et à Londres, et me dit de faire attention de ne pas me faire blesser. Je lui fait part de ma soirée, elle croit que c’était une manifestation comme en France, mais je lui ai expliqué que c’était un rassemblement avec des discours et une ambiance “bonne enfant”. Elle est soulagée qu’il n’y ait pas eu de violence, et plusieurs fois elle me répetera, “please, no violence“.

Ma curiosité s’emporte un peu, et je lui demande son opinion sur certaines actualités récentes concernant le Tibet. Elle s’excuse de ne pas pouvoir répondre en état de sa situation. La conversation s’arrêtera là, je ne veux pas la mettre en danger.

Cette soirée m’aura remplie d’émotions, de bonnes émotions, et un espoir pour les tibétains.